4) Pays frontaliers
Les Révernels, les révolutionnaires éternels et le plus grands d'entre eux
Dans le royaume, la vie est dure pour la population sans magie. Pauvreté, famine, massacres de familles entières vous attendent si vous avez le malheur de mal regarder un membre de la noblesse ou de la royauté. D'après des écrivains, une des fonctions des récits, des fictions, est de s’évader, de garder espoir, et de vivre des choses, des désirs qui nous semblent inaccessibles, comme la fortune pour certains, l’amour parfait pour d’autres, la gloire, la santé et notamment, un désir inaccessible depuis des centaines d’année, une rébellion contre la noblesse et la royauté.
Alors que la royauté domine son pays depuis bien longtemps, on raconte que de nombreuses fois dans l’histoire des héros sont apparus. Parfois des hommes, parfois des femmes, parfois des humains, parfois des elfes, parfois ce héros était un apollon, parfois un être difforme. Mais tous ces héros avaient des points communs : ils étaient bons, généreux, ils avaient le pouvoir de s'opposer à la noblesse, et surtout aux princes.
Ces héros n’étaient pas des héros accomplissant tout, tout seul. Bien au contraire, ils étaient des guides, ils partageaient leurs pouvoirs. Ils sont apparus il y a des milliers d'années un grand nombre de fois. On raconte que le dernier est apparu il y a à peine 160 ans. Ils ont toujours perturbés le royaume à des niveaux impressionnants. Certains sont même allés jusqu’à abattre des rois-dieux en place.
Ces héros n’étaient pas des héros accomplissant tout, tout seul. Bien au contraire, ils étaient des guides, ils partageaient leurs pouvoirs. Ils sont apparus il y a des milliers d'années un grand nombre de fois. On raconte que le dernier est apparu il y a à peine 160 ans. Ils ont toujours perturbés le royaume à des niveaux impressionnants. Certains sont même allés jusqu’à abattre des rois-dieux en place.
Le peuple du royaume les nomme les éternels révolutionnaires, ou pour faire plus court, les Révernels.
Le plus connu des Révernels est celui qui, dit-on, a été le plus proche de renverser le royaume : le Révernel Gilgamesh.
Dans une ville un peu isolée du royaume passait un prince et sa garde personnelle. Le prince était connu pour être l’un des atmirs les plus prometteurs, un des candidats au trône ayant réussi son épreuve en compagnie de sa sœur. Cependant des rumeurs entendues par les serviteurs de la noblesse racontaient que malgré tous ces exploits passés, il rencontrait actuellement des problèmes dans les conquêtes que le roi-dieu actuel lui avait confiées.
Il rentrait à la capitale, et sur le chemin, il fit escale dans la petite ville où commence notre histoire. Personne ne se souvient des raisons de sa colère mais elle se tourna vers une famille dont il ordonna l'exécution. Quand sa garde alla accomplir les ordres, Gilgamesh intervint, désarma les gardes et lança en provocation la lance d’un des soldats sur le prince qui ne lui fit rien grâce à l’intervention de sa sœur et bras droit. Cette dernière s'élança pour massacrer cet impertinent qui osait provoquer son frère, un des plus grands atmirs. Mais contre toute attente, le combat ne tourna pas en sa faveur et Gilgamesh la tua.
Ce fut comme si le monde s'était figé, tout le monde fut surpris par la situation. Le prince qui venait de voir se faire tuer sa sœur avec laquelle il avait passé toutes les épreuves que leur avait confié leur père, avec laquelle ils faisaient partie des plus puissants des prétendants. La tête de sa sœur venait de rouler à ses pieds.
Dans une ville un peu isolée du royaume passait un prince et sa garde personnelle. Le prince était connu pour être l’un des atmirs les plus prometteurs, un des candidats au trône ayant réussi son épreuve en compagnie de sa sœur. Cependant des rumeurs entendues par les serviteurs de la noblesse racontaient que malgré tous ces exploits passés, il rencontrait actuellement des problèmes dans les conquêtes que le roi-dieu actuel lui avait confiées.
Il rentrait à la capitale, et sur le chemin, il fit escale dans la petite ville où commence notre histoire. Personne ne se souvient des raisons de sa colère mais elle se tourna vers une famille dont il ordonna l'exécution. Quand sa garde alla accomplir les ordres, Gilgamesh intervint, désarma les gardes et lança en provocation la lance d’un des soldats sur le prince qui ne lui fit rien grâce à l’intervention de sa sœur et bras droit. Cette dernière s'élança pour massacrer cet impertinent qui osait provoquer son frère, un des plus grands atmirs. Mais contre toute attente, le combat ne tourna pas en sa faveur et Gilgamesh la tua.
Ce fut comme si le monde s'était figé, tout le monde fut surpris par la situation. Le prince qui venait de voir se faire tuer sa sœur avec laquelle il avait passé toutes les épreuves que leur avait confié leur père, avec laquelle ils faisaient partie des plus puissants des prétendants. La tête de sa sœur venait de rouler à ses pieds.
La garde personnelle des enfants royaux qui venait de voir la commandante se faire tuer, de même que la population qui assistait à la fête, tous voyaient pour la première fois de leur vie une révolution contre leurs souverains qui aboutissait à quelque chose. Les princes et princesses du royaume étaient des demi-dieux. Et sous leurs yeux l’un des leurs venait de mourir. Celui qui était à l'origine de cet événement, un homme mal rasé, avec un physique banal, des habits de paysan de la ville, avançait l’air sûr de lui vers le prince et sa garde.
Le premier à sortir de la stupéfaction générale fut le prince, qui ordonna à sa garde d’attaquer l’homme. Mais avant que la garde ne puisse s'élancer, l'homme se mit à hurler à plein poumons. Pas un cri de peur, un cri de colère. Dans la population, quelqu’un reprit ce cri, puis un autre et rapidement une foule entière criait. Cette foule prise d’une rage et d'une motivation nouvelle se jeta contre la garde royale, qui, malgré le fait qu’elle ne soit composée que de nobles mages et des meilleurs soldats non mages de l’armée, ne put rien faire. Blesser quelqu’un ne faisait que le rendre plus hargneux, et pour une personne abattue 3 prenaient sa place. Rapidement, la garde royale tomba et le prince voyant cela ne put que s’enfuir. Mais il n’arriva jamais à la porte de la ville. Il fut abattu durant sa fuite lâche par le révolutionnaire.
L’action de la foule ne s'arrêta pas après avoir abattu la garde royale. Ils ramassèrent toutes les armes qu’ils purent trouver et s'attaquèrent à la noblesse de la ville et aux héritiers princiers dans la ville, que ces derniers soient en capacité de se battre ou non.
Le soir même, la ville était tombée aux mains de cette révolution soudaine. Les artifices sur les murs qui servaient d'ordinaire à pendre les cadavres des traîtres et des fuyards furent mis à contribution pour pendre les princes, princesses et nobles.
Du fait du réseau magique de la royauté et de la noblesse, le pays entier fut mis au courant en temps réel. Cependant, par arrogance peut-être, le roi-dieu de ce temps ne s’en inquiéta pas. Il ne s'agissait que d’une ville sur le grand nombre qu’il possédait et il n'avait perdu que quelques-uns de sa centaine de fils.
Une armée fut envoyée s’occuper de cette rébellion. Ils pensaient partir en campagne contre une armée nombreuse certes, mais constituée de simples paysans en guenilles. Ce fut leur erreur. Les soldats, galvanisés par Gilgamesh, furent plus forts que des soldats royaux, plus résistants et plus habiles au combat. Les princes et les nobles furent tués et les simples soldats, enrôlés de force, se joignirent volontiers à cette armée.
La deuxième grande erreur du roi-dieu fût de penser ses autres villes en sécurité. Pour qu’une armée puisse conquérir une ville, il faut en effet: soit que l’armée soit capable de repousser les monstres de la nuit, ce qui était impossible sans les mages disposant du réseau magique contrôlé par le roi-dieu, soit qu’elle soit déplaçable d’une ville à l’autre en moins d’une journée. Or, les villes étant fortifiées pour résister aux monstres de la nuit, il était impensable qu’une armée mal équipée passe la fortification d’une ville en une seule journée.
L’impensable se produisit pourtant. Gilgamesh, accompagné de troupes réduites, s’infiltra dans une ville voisine, et avec une bonne coordination, créa une révolte suffisante pour que le jour où son armée arriverait aux portes de la ville, celles-ci lui soient ouvertes. Ainsi la révolution du Révernel Gilgamesh conquit une dizaine de villes. À chaque ville conquise, son armée grandissait, ainsi que le problème du royaume et de sa noblesse. S’ils envoyaient une armée composée de soldats non nobles, il y avait une forte chance que cette armée se soulève juste avant le conflit et n'aille renforcer l'ennemi.
L’impensable se produisit pourtant. Gilgamesh, accompagné de troupes réduites, s’infiltra dans une ville voisine, et avec une bonne coordination, créa une révolte suffisante pour que le jour où son armée arriverait aux portes de la ville, celles-ci lui soient ouvertes. Ainsi la révolution du Révernel Gilgamesh conquit une dizaine de villes. À chaque ville conquise, son armée grandissait, ainsi que le problème du royaume et de sa noblesse. S’ils envoyaient une armée composée de soldats non nobles, il y avait une forte chance que cette armée se soulève juste avant le conflit et n'aille renforcer l'ennemi.
Le roi-dieu, conscient de ses premières erreurs et du risque que représentait Gilgamesh et son armée, ordonna une opération jamais vue. Toute la royauté, le corps d’élite, les atmirs et leurs sœurs, et toute la noblesse durent se rassembler dans une seule ville. De plus, il quitta lui-même son palais et se joignit à son armée pour une bataille titanesque contre Gilgamesh et son armée révolutionnaire, soutenue par les pays ennemis du Royaume contre l’armée la plus puissante jamais créée dans l’histoire du royaume.
Le roi-dieu avec sa force armée magique mit une ville entière sous une surveillance surprenante même dans le royaume. De fait, la stratégie habituelle de l’armée révolutionnaire fût étouffée dans l'œuf. La situation était tendue. Les deux armées étaient retranchées dans deux villes voisines mais personne n'osait faire le premier pas. Gilgamesh savait que les villes que son armée avait libérées n’auraient pas la paix tant que ce système royal serait en place, mais contrairement à l'armée magique du roi-dieu, il ne pouvait pas se permettre d'organiser un siège de nuit car son armée serait massacrée. À l'inverse, le roi-dieu connaissait la faiblesse adverse et voulait profiter de celle-ci en les forçant à se présenter sur un terrain qui les désavantagerait.
Gilgamesh, confia une partie de son pouvoir à des camarades fidèles et leur demanda d’aller dans les villes où le roi-dieu avait réduit son influence pour organiser un soulèvement. S'il ne pouvait pas vaincre son adversaire directement, il lui prendrait tout.
Le roi-dieu profita de son accès à la magie sacrificielle pour mener des attaques nocturnes, à des moments où l'armée révolutionnaire ne pouvait répliquer, concentrant les attaques sur les murailles, car dès lors que les monstres de la nuit auraient pénétré la ville, c'en aurait été fini de l’armée révolutionnaire.
Gilgamesh, confia une partie de son pouvoir à des camarades fidèles et leur demanda d’aller dans les villes où le roi-dieu avait réduit son influence pour organiser un soulèvement. S'il ne pouvait pas vaincre son adversaire directement, il lui prendrait tout.
Le roi-dieu profita de son accès à la magie sacrificielle pour mener des attaques nocturnes, à des moments où l'armée révolutionnaire ne pouvait répliquer, concentrant les attaques sur les murailles, car dès lors que les monstres de la nuit auraient pénétré la ville, c'en aurait été fini de l’armée révolutionnaire.
Ce conflit dura des semaines. Arriva, le jour le plus long de l’année. Au premier rayon de soleil, l’armée révolutionnaire s’élança en dehors des murailles. Elle avait encore grandi grâce aux actions des proches de Gilgamesh. Leur nombre était si grand qu’on aurait dit un océan humanoïde, chacun était habité d’une rage incroyable. Chacun d’eux, femme, homme, vieillard, courrait plus vite que le plus athlétique des hommes. En très peu de temps, cette armée atteint la ville adverse.
Le roi-dieu n’ayant pas prévu cette attaque vit sa muraille extérieure tomber en à peine une heure. Il réagit cependant assez vite pour les bloquer au niveau de la muraille intérieure. Le roi-dieu savait que s’il tenait jusqu’au soir, ce serait la fin de l'armée révolutionnaire. Les nobles et les princes étaient si puissants qu’ils pouvaient tuer des centaines d'adversaires en un clin d'œil, mais cette armée-là était bien trop grande et les personnes qui la composaient avaient en eux une rage qui aurait fait trembler les dieux.
Les villes auraient dû être impossibles à prendre. En effet, il était impossible de faire passer une machine de siège à cause des murailles extérieures, et il n'y avait que 4 points d’entrée qui étaient des entonnoirs empêchant l’armée révolutionnaire de profiter de son avantage numérique.
Le roi-dieu n’ayant pas prévu cette attaque vit sa muraille extérieure tomber en à peine une heure. Il réagit cependant assez vite pour les bloquer au niveau de la muraille intérieure. Le roi-dieu savait que s’il tenait jusqu’au soir, ce serait la fin de l'armée révolutionnaire. Les nobles et les princes étaient si puissants qu’ils pouvaient tuer des centaines d'adversaires en un clin d'œil, mais cette armée-là était bien trop grande et les personnes qui la composaient avaient en eux une rage qui aurait fait trembler les dieux.
Les villes auraient dû être impossibles à prendre. En effet, il était impossible de faire passer une machine de siège à cause des murailles extérieures, et il n'y avait que 4 points d’entrée qui étaient des entonnoirs empêchant l’armée révolutionnaire de profiter de son avantage numérique.
La fin de la journée arriva avant que la ville ne tombe. Cependant, alors que l’armée royale pensait que la tombée de la nuit allait démoraliser l’armée révolutionnaire, il n’en fut rien : plus la journée passait, plus ses soldats étaient féroces. Alors que les derniers rayons de soleil disparaissaient à l’horizon et que l’armée révolutionnaire commençait à se faire massacrer par les monstres de la nuit, une des portes de la ville céda. Avec Gilgamesh et ses plus fidèles compagnons en tête, l’armée révolutionnaire pénétra la ville.
Avant que l’armée royale n’abandonne, le roi-dieu alla à la rencontre de Gilgamesh, avec sa sœur. Il était confiant, sa sœur et lui avaient étés les plus puissants des atmirs de sa génération et en temps que roi-dieu, et numéro 2, cheffe du corps d’élite, leurs pouvoirs avaient encore grandi. Le combat fut d’une violence inouïe. Les princes et princesses, pourtant élites en puissances du royaume, se firent balayer comme des fourmis au milieu d’un combat de dragons. Gilgamesh n'était pas vraiment seul contre deux, la marée humaine que formait son armée était parfaitement coordonnée avec lui.
Gilgamesh réussit l’exploit de tuer la sœur, puis le roi-dieu. Mais au moment où le temps se figea, alors que le roi-dieu donnait sa dernière respiration, il rassembla ses dernières forces pour immobiliser le révolutionnaire. Ses fils et filles les plus puissants n’hésitèrent pas et transpercèrent Gilgamesh et leur père. Le révernel fut coupé l’instant d’après en des dizaines de morceaux. Dans la royauté, ils ne pouvaient se permettre d’avoir le moindre doute sur sa mort. D’un coup, l'armée révolutionnaire perdit toutes ses forces, les vieillards redevinrent des vieillards, les commandants de l’armée, des hommes banals.
Et la nuit était tombée…
Sachant leur adversaire privé de puissance, l’armée royale se barricada magiquement, et laissa les monstres de la nuit massacrer l’armée révolutionnaire. Au petit matin, il y avait un nouveau roi-dieu. La ville et ses alentours étaient devenus les plus grands charniers des souvenirs ou des récits.
La révolution de Gilgamesh avait échoué.