3) L'empire
La Naissance de l’Empire, les bataillons et le premier saint sanglant
Même si vous ne les avez peut-être jamais croisés, toute la population de l’Empire connaît les bataillons angéliques et les saints sanglants. Il faut savoir que le premier saint et les bataillons sont étroitement liés à la naissance de l’empire dans lequel nous vivons. Je peux vous raconter ce que je sais toutefois, si les historiens valident cette histoire dans les grandes lignes, les archivistes impériaux n’ont jamais émis le moindre commentaire. Est-ce qu’on nous cache des choses ? Peut-être. Après mon récit, vous aurez le loisir de faire toutes les théories que vous souhaitez.
Il y a 1100 ans quand l’empire à proclamé son indépendance et son désir de conquête du contour de la faille de Lignos. Les observateurs pensaient qu’il allait se faire écraser entre ses tout puissants pays frontaliers : le Royaume et l’Alliance. Cependant cette guerre fut menée par des guerriers angéliques qui changèrent la donne.
Résistants, rapides, forts, stratégiquement novateurs, portant des armures incroyables et des ailes dans le dos, un seul de ces guerriers valait des dizaines de guerriers classiques.
Il était tous issus des quatre bataillons spéciaux :
- les Griffons, défendant l’empereur et les fonctions vitales du pays
- les Basilics, menant les armées à l'ouest contre le Royaume
- les Dragons, menant les armées à l’est contre l’Alliance
- les Pégases, bataillon pivot qui allait aider le bataillon nécessitant son aide.
Mais comment ces armées pouvaient-elle conquérir des villes malgré la menace des monstres de la nuit ? La réponse dépend du front concerné. Sans rentrer dans les détails, la guerre est très codifiée dans l’Alliance. Or, les Dragons suivaient les mêmes codes guerriers que les armées qu'ils affrontaient. Ainsi il ne leur était pas nécessaire pour eux de prendre d’assaut une ville pour la conquérir. Pour les Basilics ce fut différent, ils devaient emporter des guerres éclair d’une seule journée pour pénétrer les murailles une ville puis mener batailles à l'intérieur même de cette ville. C’était le plus puissant des 4 bataillons mais l’empereur se rendit compte qu’il portait aussi un terrible défaut.
Une fois l’ancienne Durnusas prise au royaume, l’empereur reçut des nouvelles inquiétantes. Une fois en combat, les Basilics ne faisaient plus la différence entre civils et combattants. Laissant derrière eux un carnage sans nom. Même après la fin des combats, les guerriers de cette armée ressemblaient plus à des bêtes sauvages qu'à des hommes.
L’empereur et le chef de guerre étaient tiraillés par un dilemme. Les horreurs de ce bataillon étaient inacceptables et nocives à l'image de l'Empire au sein de sa nouvelle population. Mais il était absolument impossible de conquérir l’ouest de la faille de Lignos sans lui. Sachant que le bataillon des Basilics n'accepterait pas d’être démantelé, un complot fut préparé. Le bataillon devrait conquérir l’ancienne Iridon et l’ancienne Bursang. Des que cela serait accompli, les bataillons Pégases et Griffons lui tomberaient dessus, les forçant à accepter leurs dissolutions ou à mourir.
Les Basilics suivirent ce qu’ils savaient du plan et conquirent l’ancienne Iridon, générant des massacres toujours plus violents. Quand le drapeau de l'Empire flotta enfin au sommet du palais, la population d’Iridon avait presque été ramenée à zéro. Dès qu'un messager eut annoncé que la conquête de l’ancienne Bursang devait être effectuée dans la journée, les Griffons et les Pégases se mirent en route, menés par l’Empereur en personne.
Arrivés à la ville conquise, les deux bataillons furent accueillis par des Basilics étrangement calmes et une population qui n’avait presque pas été touchée par les combats. À l'inverse, le bataillon aidait même les habitants à la reconstruction.
Les rapports rapportaient que l’assaut de la ville avait commencé comme les 2 précédents, cependant un épéiste anonyme et sa fille étaient apparus sur le champ de bataille. Leur simple présence avait maintenu la discipline et le calme total dans le bataillon. Ils avaient pris le commandement des opérations et aucun des guerriers bestials des Basilics n'eut quelque chose à y redire.
Cet épéiste anonyme était étrangement banal physiquement et une aura calme se dégageait de lui. Le seul point perturbant était ses vêtements et sa peau couverts d’un sang qui ne semblait pas partir. L’empereur parla en tête à tête avec ce guerrier durant de nombreuses heures, jamais il ne sû son nom, mais il le rallia à sa cause. En référence, à son prodige d’avoir calmé les Basilics et au sang qui ne partaient pas de son corps et ces vêtements, il fut nommé le saint sanglant.
Ce saint sanglant prit la tête des Basilics. En plus du calme qu’il apportait, il prouva qu'il valait à lui seul une armée. La jeune fille qui l’accompagnait était capable de soigner toutes les maladies et blessures existantes. Ainsi l’Empire s'agrandit sans plus de massacre vers l’ouest. Et les Basilics protégèrent longtemps la frontière ouest. Une fois les frontières stabilisées, l’Empereur abdiqua et disparut avec grand nombre de ses conseillers.
50 ans passèrent.
Le saint sanglant était maintenant vieux. S’il n’avait rien perdu de sa puissance martiale et guerrière, il avoua que ce n’était qu’une question d’année avant qu’il ne meurt de vieillesse. Sa fille qui semblait ne plus vieillir depuis ses 30 ans, était devenue la deuxième sainte sanglante de l'histoire de l'Empire. Mais malgré ce titre, elle avoua qu’elle ne pourrait pas reprendre le rôle de son père auprès des Basilics.
Accompagné du saint sanglant et de sa fille, le bataillon des Basilics s’enfonça dans les profondeurs de la faille de Lignos dans un dernier acte de bravoure. Bien plus tard, seule la sainte remonta et reprit ses fonctions. Jamais elle ne parla de ce qui s’était passé en bas et les Pégases prirent la place de défenseur de frontières de l’ouest.
Le saint sanglant était maintenant vieux. S’il n’avait rien perdu de sa puissance martiale et guerrière, il avoua que ce n’était qu’une question d’année avant qu’il ne meurt de vieillesse. Sa fille qui semblait ne plus vieillir depuis ses 30 ans, était devenue la deuxième sainte sanglante de l'histoire de l'Empire. Mais malgré ce titre, elle avoua qu’elle ne pourrait pas reprendre le rôle de son père auprès des Basilics.
Accompagné du saint sanglant et de sa fille, le bataillon des Basilics s’enfonça dans les profondeurs de la faille de Lignos dans un dernier acte de bravoure. Bien plus tard, seule la sainte remonta et reprit ses fonctions. Jamais elle ne parla de ce qui s’était passé en bas et les Pégases prirent la place de défenseur de frontières de l’ouest.
Avec la fin des conquêtes impériales, les trois derniers bataillons diminuèrent peu à peu de taille et finirent par fusionner pour devenir les bataillons angéliques. Laissant la protection des frontières aux seigneurs locaux ou à des guildes.
Peut-être que ses souvenirs sont biaisés par le temps et les sentiments mais Lura LIMA, continue encore aujourd'hui de soutenir qu’aucun saint sanglant de l’Empire n’aurait pu rivaliser avec le premier d’entre eux.