4) Pays frontaliers

1. Présentation de L’alliance BirZugNirraZenDa

Géographie et lien avec l’empire

Un nom très complexe pour un pays tout aussi complexe. L’alliance BirZugNirraZenDa est composée de cinq clans : Birvoid, Zugnée, Nirraha, Zennigar et Daturo. Ces cinq clans sont en guerre depuis des temps immémoriaux pour une seule raison : leur tradition est profondément guerrière, et mourir au combat y est glorifié. Malgré cela, il est à noter que, dans l’histoire de l’empire, cette alliance n’a que rarement été source de conflit, car ils ont vite compris que l’empire, bien qu'un adversaire de taille par sa puissance, ne partageait pas leurs traditions guerrières. Ayant compris cela, les habitants de l’alliance laissent l’empire en paix pour ne pas imposer des combats à des personnes qui n’en veulent pas.

Bien que l’on puisse considérer les cinq clans comme cinq pays différents, ce n’est pas le cas. Leur alliance a de nombreuses fonctions qui les unissent et en font un pays à part entière. Si l’un des clans est attaqué par un peuple extérieur à l'alliance, les quatre autres se porteront sans hésiter à son secours. L’alliance a permis d’unifier les lois, les traditions et d'autres décisions entre les clans. En résumé, cette alliance forme un pays où la guerre interne entre les clans est institutionnalisée pour honorer leurs traditions guerrières. Il est à noter que lors des rares conflits entre l’empire et l’alliance, cette dernière a presque toujours été victorieuse.

Cependant, une guerre continue oppose l’empire à un clan de l’alliance, le clan Birvoid, pour la domination de l'île de Deskes. Lors de la grande invasion, l’alliance a réussi à conquérir la moitié de l'île. Habituellement, l’alliance évite les guerres prolongées contre des peuples qui ne souhaitent pas se battre, mais pour des raisons que l’empire ignore, depuis leur arrivée, l’alliance refuse catégoriquement d’abandonner l'île ou de se contenter de la moitié. Cela est sûrement lié à l'aspect spirituel de l'île, mais l’empire ne peut qu’émettre des suppositions à ce sujet.

Tradition et vie.

Si le mode de vie dans l’alliance ressemble beaucoup à celui de l’empire avec des villes organisées autour des gardiens et des équivalents de murailles pour protéger les champs, il existe de nombreuses différences significatives. Là-bas, tout le monde est guerrier, et il n’existe aucune différence fondamentale entre hommes et femmes. Le sexe n’influence pas les positions sociales, qui s’obtiennent par le sang et la lame. Les enfants de l’alliance apprennent à se battre dès leur plus jeune âge avant même de savoir compter, et il est connu que l’alliance abrite les plus grands maîtres d’armes et les meilleurs guerriers du monde connu.

Dans cette société, hommes et femmes se promènent souvent très peu vêtus, non pas pour exhiber leur beauté, mais pour montrer qu’ils n’ont pas besoin de porter d’armure. Les tenues traditionnelles se composent généralement d’un pantalon et de bonnes bottes, tandis que pour le haut, ils portent souvent une simple tunique légère, voire rien du tout. Si vous vous avisez de reluquer des gens du sexe opposé, les habitants vous trouveront étrange. Critiquer une femme se promenant seins nus, ce qui est arrivé à plusieurs aventuriers de l’empire, entraînera souvent des moqueries de sa part, suivies d’un défi en duel à mort pour avoir insulté ses traditions. Autant vous prévenir : c’est souvent l’aventurier qui en paie le prix et non l’habitante de l’alliance.

Aussi étrange que cela puisse paraître aux yeux des habitants de l’empire, les membres de l’alliance n’ont pas les mêmes centres d’intérêt érotiques ni les mêmes pratiques culturelles concernant la sexualité. Chez eux, il est bien plus courant de voir des relations homosexuelles, tandis que les relations hétérosexuelles sont souvent perçues simplement comme un moyen de procréer. De plus, des muscles saillants ou une poitrine généreuse ne sont pas considérés comme des attributs érotiques. En revanche, une cheville découverte en public sera jugée bien plus provocante qu’un homme ou une femme se promenant torse nu.

Une autre tradition guerrière, rapidement remarquée par les nouveaux arrivants, concerne les cheveux. Lorsque les enfants, filles ou garçons, atteignent l’adolescence, leurs cheveux sont coupés suffisamment courts pour y attacher un anneau de fer. Ensuite, lorsqu’ils tuent leur premier adversaire, un deuxième anneau est ajouté. Ainsi, plus les anneaux sont proches, plus l’adolescent est respecté. Une autre tradition veut que chaque fois qu’un guerrier ou une guerrière tue quelqu’un, il ou elle prélève une mèche de cheveux de la victime et l’ajoute à ses propres cheveux. Ce geste symbolise un respect envers leurs adversaires : "Mes adversaires étaient honorables, et je porte un morceau d’eux en leur mémoire."

l’alliance et les aventuriers.

L’alliance a toujours accueilli les étrangers des pays voisins à bras ouverts, et il est de tradition d’être généreux avec eux. Les aventuriers ne font pas exception à cette règle. À moins que l’étranger ne se montre particulièrement désagréable ou irrespectueux, il ne sera jamais défié. Les habitants de l’alliance préfèrent défier quelqu’un qui accepte de mourir pour honorer leurs traditions. En outre, ils sont très ouverts aux coutumes étrangères, mais si vous ne voulez pas risquer votre vie, évitez surtout de manquer de respect à leurs traditions. Les aventuriers y trouveront les meilleurs entraînements aux armes, à condition d’accepter de suivre les mêmes cours que les enfants ou de s’offrir un professeur privé.

L’alliance et les enfants de l’éther.

Bien que l’alliance prenne grand soin de ses enfants de l’éther, il est important de noter qu’être reconnu comme tel est une situation que les habitants redoutent. En effet, les enfants de l’éther sont considérés comme trop précieux, et il leur est interdit de se retrouver en première ligne lors des batailles. De plus, ils ne sont pas autorisés à participer à des duels à mort, et les habitants refusent systématiquement leurs provocations en duel.
Si cette mise à l’écart des traditions vise à protéger les enfants de l’éther, ces derniers la vivent souvent comme une insulte.