4) Pays frontaliers

Jale la changeante

Terreur actuelle des champs de bataille internes de l’alliance, tueuse de saint sanglant lors de l’invasion de l’empire par l’alliance durant la guerre d’avant la scission, Jale la changeante est l’une des 5 puretés, la pureté du clan Nirraha.

Cinq armes pures pour les cinq champions des clans.

On dit que si une nouvelle arme devait apparaître, l’alliance n’aurait que deux perspectives d’avenir: la création d’un nouveau clan, ou la domination totale de l'un sur les 4 autres.
Jale la changeante apparaît dans une histoire qui est souvent raconté aux enfants de l’alliance.

...

Il y a très longtemps, il y avait régulièrement des guerres entre les villes. A cette époque, qu’aucun n’arrive aujourd’hui à dater, un général de guerre restait invaincu, il remportait chaque bataille et personne n’arrivait à le battre en combat singulier. Au bout d’un moment sa réputation était telle que la stratégie de ses ennemis était de l’éviter et de détruire ce qu’il ne pouvait pas protéger, car ce dernier n’était pas omnipotent. Les guerres de cette époque prirent fin, car la population de l’alliance venait de perdre beaucoup trop d’adulte et il fallait laisser le temps au pays de se repeupler avant les prochaines guerres internes.

Durant cette paix un tournoi fut organisé pour que tous les jeunes guerriers de l’alliance puissent assouvir leurs désirs de combat. Une année, une jeune fille apparue à sa ceinture pendait la lame du grand général de guerre. Elle écrasa les autres concurrents, une passe d’armes et c’était terminé. À la fin du tournoi, on apprit que c’était la fille du général de guerre si connu, elle portait le nom de Jale. 

Durant plusieurs années des centaines de personnes tentèrent de la battre, mais personne n’arriva à peine à l’effleurer. Son ennui grandissait car personne ne pouvait rivaliser avec elle. Quand des rumeurs se mirent à dire que ces victoires n’étaient dûes qu’à la lame de son père, outrée, elle brisa l’arme et choisit pour se battre un vulgaire sabre en bois d'entraînement. Ce fut l’année la plus violente, tous ceux l'affrontant repartaient blessés à vie ou morts. Les victoires étaient toujours aussi rapides et violentes, et la médiocrité de son arme n’en changea rien. 

Elle commença à sombrer dans une lourde dépression, ne ressentant plus rien au combat. Elle se battait juste parce que c’était son devoir et non par amour du duel. Un jour un homme avec un accent bizarre vint lui parler, cet homme lui raconta qu’il existait quelqu’un capable de la battre. Pour lui prouver, il lui montra une vision. Elle vu un groupe se battre contre ce qui semblait être des attaquants. Ce groupe était composé d’un assassin, d’un ange, d’un vieux moine et un épéiste.

Cet épéiste était aux yeux de Jale une perfection incarnée, ces déplacements allaient toujours au minimum nécessaire, n’esquivant que d’un millimètre chaque coup portant les coups les plus simples possibles, cependant chacun de ses coups touchait un endroit critique et tuait sur le coup. Elle comprit deux choses, que cet épéiste ne se battait pas sérieusement dans cette vision, et elle aurait enfin un combat d'égale à égale avec cet homme.

Jale s’empressa de demander où elle pourrait le rencontrer, l’homme lui raconta qu’à l’ouest de l’alliance était en train de naître un petit empire et qu’il s'y trouvait. Elle le trouverait, car cet homme avait un statut particulier dans cet empire, et elle le reconnaîtrait, car que ce soit sur son corps, sur sa lame ou sur ses habits des traces de sang refusaient de partir. Il lui dit pour la motiver que la vision qu’elle avait vue s’était déroulée il y a 20 ans et qu’il s'était encore amélioré depuis. Cette nouvelle ravit la championne, elle donna son casque de championne et son arme en bois à l’homme et lui demanda de laisser un message stipulant qu'elle abandonnait son titre. Et garda juste ce qu’il fallait pour acheter une nouvelle épée, donna tout le reste à l’homme mystérieux et parti.

Ce fut la dernière fois que l’on vit Jale, certains disent qu’elle trouva cet épéiste et qu’ils eurent le plus beau combat jamais mené sur cette terre. Certains disent qu’elle serait morte avant de le trouver d’autre ou tant d’autres hypothèses.

Juste le lendemain de son départ on trouva au centre de l’arène:
  • son casque de championne
  • un mot expliquant qu’elle partait en quête d’un défi
  • Son sabre en bois, qui maintenant changeait, de forme à chaque fois qu’on le sortait du fourreau.

Parfois un sabre en bois, parfois fois un sabre doré, parfois un sabre de feu, parfois un sabre d’os, et parfois un sabre d’une matière d’un noir plus profond que la nuit. Il a vite été compris que chacune de ces apparences avait un pouvoir différent et que c’était donc au porteur de s’adapter. La lame fut nommée Jale en l'honneur de la championne.